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Créée à la fin du 16ème siècle, la Compagnie des Chevaliers Tireurs est un organisme à vocation ludique et militaire soumis à l'autorité des syndics et placé sous le patronage de Saint Sébastien protecteur des archers.
Ses membres pratiquaient le tir à l'arc, à l'arbalète ou à l'arquebuse. Chacune des trois armes disposaient, sur le Pâquier, d'un espace réservé pour pratiquer ses exercices de tir.
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Les chevaliers tireurs se consacraient à l'organisation d'épreuves sportives dominicales dont la principale, le tir au papegay (perroquet), se déroulait au mois de mai. Le papegay était à l'origine un but vivant auquel on substitua plus tard un oiseau de bois sculpté aux couleurs vives, muni d'un plastron. On le plaçait en haut d'une perche plantée sur un tertre ou établie sur un édifice de charpente. A Annecy, cet édifice était maintenu de manière permanente à l'emplacement réservé au tir des arbalétriers à l'ouest du Pâquier. Archers, arbalétriers ou arquebusiers devaient, pour l'atteindre, tirer presque verticalement de bas en haut. Les gagnants étaient proclamés "rois de l'oiseau" et bénéficiaient jusqu'à l'année suivante d'avantages honorifiques et fiscaux. Le rang de connétable était dévolu à l'auteur du plus beau coup au tir du papegay et le rang d'empereur à celui qui était gagnant pour la troisième année consécutive.
Seuls les détenteurs du droit de bourgeoisie, nobles et roturiers, pouvaient être reçus dans les sociétés de tir. C'est par lettres patentes du 15 mai 1519 que Philippe de Savoie, comte du Genevois, accorda les premiers privilèges aux tireurs des trois armes d'Annecy.
A la veille de la Révolution, la Compagnie des Chevaliers Tireurs était encore très active. Elle disparut en 1792 et sera rétablie en mai 1826 par Charles-Félix, comme en témoignent certains documents. Elle cesse de fonctionner vers 1857.
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